Le portrait de Jean-Paul Chabrier a été le premier de la série. Au début du film l’écrivain nous ouvre la porte de son refuge, à Angoulême. Le film entier s’y déroulera.
« Vous me demandez comment je le vois, moi, ce petit bout de film, eh bien je dois vous dire qu’à proprement parler, je ne le vois pas. Il faudrait faire un film qui montrerait justement ça, ce que je ne vois pas, parce que je ne sais rien, et qu’on devrait tout de même tirer le portrait de cette ignorance, puisqu’il faudrait bien mettre en « fiction », entre guillemets, un morceau de sa propre vie susceptible d’intéresser tant soit peu les gens et pour faire, comme on dit, les présentations. Ça tombe bien finalement, cette ignorance, parce qu’en quelque sorte la vie d’un type qui écrit n’est pas furieusement palpitante. Il se peut même que ce qu’il écrit dans son petit coin ne le soit pas non plus,—palpitant. Alors je me demande bien pourquoi un type — je résume — dont la vie n’est pas à proprement parler palpitante se mettrait à écrire des histoires guère moins ennuyeuses que le lent écoulement des modestes jours de son quotidien ordinaire. (…) » Jean-Paul Chabrier. Texte écrit pour le film.








